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lundi 10 juillet 2017

Mandat de gestion

Un mandat de gestion correspond à l'autorisation donnée par un client à un intermédiaire financier de gérer ses actifs à sa place. Le gestionnaire pourra procéder à toutes les opérations nécessaires pour faire fructifier le capital de son client. Cette gestion individualisée, généralement proposée par tous les intermédiaires ou les établissements plus spécialisés, s'adresse généralement à des comptes relativement importants.

dimanche 9 juillet 2017

Bêta

Le Bêta en finance mesure la sensibilité d'un fonds par rapport à son indice de référence. Cet indicateur permet donc d'évaluer l'impact de l'effet de marché.

Lorsque l'indice varie de X%, à la hausse comme à la baisse, le fonds varie alors d'une amplitude égale à X% fois son niveau de Bêta.

Ainsi par exemple, si son Bêta est de 0,8, sa variation sera +0,8% si son indice progresse de 1% et de -0,8% dans le cas contraire.

Alpha

L'Alpha mesure la sur ou sous-performance d'un fonds par rapport à l'indice de référence qu'il est sensé battre, corrigé de son niveau de bêta.

Ainsi un fonds affichant un Alpha de 5 par exemple a réalisé une surperformance de 5% par rapport à son indice de référence.

Attention, dans la mesure où l'Alpha est une différence, il peut être positif même si le fonds a eu une performance négative. Inversement, l'Alpha peut être négatif même si le fonds a eu une performance positive.

pour le calculer, on utilise la formule suivante :

Alpha = performance du fonds - (Bêta x performance de l'indice de référence)

Allocation d'actifs

L'allocation d'actifs correspond traditionnellement à la répartition des actifs au sein du portefeuille d'un fonds.

Elle se fait par classe d'actifs, les principales étant les actions, les obligations et les liquidités ou bien par titres au sein d'un même classe d'actifs. Pour plus de détails, il convient de lire les rapports des gestion du fonds.

L'allocation d'actifs représente la stratégie de répartition des actifs financiers au sein d'un portefeuille ou d'un fonds, en fonction des cycles économiques ou du cahier des charges de l'OPCVM. Par exemple, si l'hypothèse de base est une stagnation économique des Etats Unis, une crise en Asie et un redémarrage en Europe, alors le gérant de portefeuille renforcera l'investissement en Europe, maintiendra celui des Etats-Unis, et réduira celui de l'Asie (pareil par pays et par secteur). La stratégie d'allocation d'actifs est un mode de gestion de la diversification des risques d'un portefeuille.

En dehors des fonds, l'allocation d'actifs peut se faire également par les particuliers qui décident d'allouer tel ou tel pourcentage de leur portefeuille sur tel ou tel type de fonds, d'actions ou d'obligation. Il s'agit concrètement de la manière dont on constitue sont portefeuille.

L'allocation d'actif est quelque chose de vivant : un portefeuille n'a pas normalement vocation à rester figé. On opère des achats et des ventes qui peuvent modifier potentiellement l'allocation d'actif.

dimanche 25 janvier 2015

Les droits de garde

Si vous possédez un Compte Titres ou un Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou encore un PEA-PME vous avez sûrement constaté que votre banque, votre courtier en ligne ou votre intermédiaire financier vous a facturé des droits de garde pour la tenue de ce même Compte Titres ou PEA. Mais vous vous demandez à quoi correspondent ces droits de garde, ou vous voulez savoir comment les éviter.

Les droits de garde varient d'un établissement à l'autre et dépendent du nombre de lignes de votre portefeuille, de la valeur de ce même portefeuille et des titres qui le compose.

Mais avant d'entrer dans le détail des droits de garde il est intéressant de faire un petit point historique pour savoir pourquoi ceux-ci ont été créés...

Avant le 05 novembre 1984 les titres que ce soit des actions ou des obligations étaient matérialisés par des documents imprimés (voir ci-contre).
Les clients qui achetaient des actions ou des obligations pouvaient choisir de les conserver eux-même ou bien en confiaient la garde à leur intermédiaire financier. Les banques et les sociétés de bourse de l'époque facturaient alors à leurs clients des frais pour la conservation des titres sous forme papier dans leurs coffres-forts.
Le 05 novembre 1984 les titres cotés en bourse ont été dématérialisés et dès lors les banques et sociétés de bourse n'ont plus eu à conserver matériellement les titres (actions ou obligations). Cependant celles-ci ont conservé la facturation correspondante afin de faire face aux coûts informatiques et développement des plateformes de négociation. Cependant il ne faut pas exclure de cette facturation les marges dégagées par les établissements... Car au fur et à mesure des années ceux-ci ont vu leurs marges sur le marché de l'argent baisser et les ont compensées par des commissions sur des produits et services.

Comment sont calculés les droits de garde des comptes titres et des PEA ?

Les droits de garde sont calculés généralement annuellement (ou semestriellement) sur la base des titres détenus en portefeuille (actions, obligations,Sicav, FCP...) au 31 décembre (ainsi qu'au 30 juin dans le cas de frais calculés semestriellement).

Les droits de garde des comptes titres et des PEA peuvent être calculés forfaitairement ou proportionnellement à la taille du portefeuille et en fonction des catégories de titres qui le composent.
Ainsi, on retrouve chez certains établissement un coût proportionnel calculé par tranches avec des taux différents pour chaque et qui peuvent être cumulables. Ainsi par exemple, les tarifs de la Société Générale (au 3112/2014) prévoient les droits de garde proportionnels suivants pour les comptes titres, PEA ou PEA-PME :

Droits de garde
Tranche de valorisation par compte titres (ordinaire, PEA et PEA-PME)
Commission proportionnelle
(barême applicable par tranche)
Inférieur ou égal à 50.000 €
0,26%
De 50.000 à 150.000 € inclus
0,21%
Plus de 150.000 €
0,10%

Généralement, est également appliqué un forfait minimum par ligne. Il est donc important de faire attention à la composition de son portefeuille : rien ne sert de conserver des lignes d'un très faible montant, car leur seule présence représente un coût qui grève la rentabilité de cette même ligne.
Ainsi, si l'on reprend l'exemple de la Société Générale, le montant minimum par ligne est de 4,78 €.

De plus, les banques ou autres intermédiaires financiers prévoient généralement un forfait minimum de droits de garde par compte. Dans le cas de la Société Générale le montant minimum de perception de droits de garde est de 27.50 € par compte.

imaginons un client dont le portefeuille serait composé de 10 lignes représentant un montant total de 40.000 €. Le montant global des droits de garde dus serait donc de :
40.000 * 0.26% + 10 * 4,78 = 104.00 + 47.80 = 151,80 €
Mais imaginons maintenant un second client ayant un portefeuille de seulement 20.000 € avec 20 lignes :
20.000 * 0.26% + 20 * 4.78 = 52.00 + 95.60 = 147.60 €

Comme vous pouvez le constater, la présence d'un grand nombre de ligne dans un portefeuille peut renchérir fortement le coût des droits de garde.

Comment réduire les droits de garde ?

Il existe de nombreuses techniques pour réduire le montant des droits de garde. Nous allons ci-après vous en présenter quelques-unes.

- les actions au nominatif pur :
Si vous souhaitez acquérir des actions en direct vous pouvez les acheter au nominatif pur, c'est à dire que les actions sont achetées directement par l'intermédiaire de la société cotée et conservé dans ses livres. De ce fait vous n'avez pas de droits de garde à régler pour ces titres (Les actions inscrites au nominatif pur ne supportent pas de droits de garde). Cerise sur le gâteau, les actions détenues sous cette forme bénéficient pour certaines sociétés (si les statuts de la société émettrice l'autorisent) d'un dividende majoré. Certaines sociétés proposent également à leurs actionnaires au nominatif pur des événements privatifs.

Il existe également des actions au nominatif administré, pour lesquels l'entreprise émettrice délègue la gestion des titres à un établissement bancaire qu'elle choisit ou permet à l'actionnaire de les conserver auprès de son intermédiaire habituel. Mais pour ce type de détention le client reste redevable des droits de garde.
L'inconvénient des titres au nominatif pur et administré s'il y en a un réside dans les documents fiscaux adressé aux clients : au lieu d'avoir un seul imprimé adressé par l'établissement conservant les titres, le client reçoit un imprimé pour chaque ligne d'actions qu'il détient. C'est alors au client de consolider l'ensemble des informations indiquées sur chaque relevé.

Tableau récapitulatif et comparatif des différents types de détention des actions :

Actions
Convocation aux AG
Frais de garde
Dividendes majorés*
IFU (Imprimé Fiscal Unique)
Nominatif pur
Oui
Non
Oui
Non
Nominatif administré
Oui
Oui
Oui
Non
Au porteur
Non
Oui
Non
Oui
*Si les statuts de la société émettrice l'autorisent

- Les titres émis par les établissements bancaires :
La plupart (mais pas tous) des établissements bancaires ne prennent pas de droits de garde sur les titres qu'ils émettent. C'est à dire sur leurs propres actions ou parts sociales (pour les banques mutualistes), leurs obligations ou EMTN, ou encore FCP ou Sicav maison.
Ce type d'investissement est donc à privilégier pour les personnes ayant un petit portefeuille ou souhaitant déléguer en partie la gestion de leurs actifs afin de réduire les frais .

Ainsi, si l'on reprend l'exemple ci-dessus évoqué avec la Société Générale, pour le même portefeuille de 20.000 € avec 20 lignes (donc de faibles montants pour chaque ligne), mais cette fois uniquement avec des titres maison, le montant ds droits de garde passe à zéro euros.
Attention toutefois, certains établissements (dont la Société Générale) factures des forfaits annuels de tenue de compte titres (ordinaire, PEA, PEA-PME) dès lors que le compte en question détient au moins une ligne au cours de l'année. Néanmoins le montant de ces frais reste limité pour l'instant (9 € à la Société Générale) et qui peuvent être automatiquement annulés si vous passez au moins un ordre d'achat ou de vente dans l'année sur votre compte.

- Optimiser vos opérations en fin d'année
La période de fin d'année est également à mettre à profit avec les opérations d'acheté/vendu pour réduire vos droits de garde. Au lieu de procéder à l'ensemble de l'opération acheté/vendu avant la fin du mois de décembre vous pouvez réaliser les opérations à cheval sur décembre et janvier afin d'éviter de payer des droits de garde sur une partie de votre portefeuille. Ceci en effectuant les ventes en décembre et en rachetant les titres seulement à partir de janvier. En effet, seules les actions détenues au 31 décembre (ainsi qu'au 30 juin dans le cas de frais calculés semestriellement) sont prises en compte pour déterminer le montant annuel des droits de garde. Il est rare que les droits de garde soient calculés mensuellement. Pensez donc à vendre certaines valeurs avant la fin de l'année afin de matérialiser vos moins-values par exemple tout en réduisant vos droits de garde.

Les droits de garde sont-ils déductibles fiscalement ?

Vous pouvez déduire du montant des dividendes à déclarer (ainsi que, le cas échéant, des revenus d'obligations) les droits de garde des titres en portefeuille pour leur montant réel et justifié. Seuls sont déductibles les droits de garde qui concernent des titres qui procurent des revenus imposables au barème progressif de l'impôt sur le revenu (ou susceptibles d'en procurer).
Si votre portefeuille ne comporte que des titres de capitalisation (exemple : Sicav de capitalisation) vous ne pouvez pas déduire le montant des droits de garde.
Si les droits de garde des titres sont calculés forfaitairement, votre intermédiaire boursier doit vous transmettre une attestation ventilant, par nature, les titres de votre portefeuille ayant service de base au calcul des droits de garde.

Attention, l'absence de prélèvement des droits de garde des titres peut parfois dissimuler d'autres frais à régler. Renseignez-vous bien avant l'ouverture de votre compte titres et comparez les conditions tarifaires avant de passer par un intermédiaire.

lundi 14 octobre 2013

Nick LEESON

Nick LEESON
Parmi les grandes figures de la finance il ne faut pas oublier les personnes qui par leurs actes ont mis en péril les institutions. On peut ainsi citer Nick Leeson dont la vie a été portée à l’écran en 1999 dans le film Rogue Trader avec Ewan McGregor dans le rôle du même Nick Leeson.

Promu alors qu’il n’avait que 24 ans responsable en chef du marché des produits financiers dérivés pour la banque Barings à la Bourse de Singapour (Singapore International Monetary Exchange – SIMEX), Nick Leeson eut de 1992 à 1995 la responsabilité d’assurer les transactions des clients de la banque Barings (ce que l’on nomme le « Front Office »), ainsi que celle de garantir le contrôle des opérations (ce que l’on nomme le « Back Office »), fonctions qui sont traditionnellement séparées chez les opérateurs de marché pour des raisons de sécurité. En effet, contrôler les mêmes opérations que celles que l’on a initié n’apporte aucune garantie pour les tiers. Il est à noter que la Barings était à l’époque la plus ancienne banque d’investissement du Royaume-Uni et que cette dernière jouissait d’une grande réputation puisqu’elle était même la Banque de la Reine d’Angleterre.

Nick Leeson explique dans l’autobiographie qu’il a rédigé sur cette affaire (devenu depuis un best-seller intitulée « Rogue Trader » (« Trader voyou ») qui fut ensuite adaptée au cinéma), que c’est tout d’abord pour compenser les pertes de l’un de ses collaborateurs qu’il spécula secrètement avec les fonds des clients de la banque Barings, tout en passant cette perte sur un compte également tenu secret, qu’il nomma le compte « 88888 » (qui était en fait référencé comme un compte d’erreur).
Cette toute première fraude « de compensation » qui fut au crédit du résultat de la banque ayant réussi, Leeson tenta de couvrir d’autres pertes par le même type de procédé, pariant en particulier sur la hausse des marchés asiatiques (et notamment sur l’indice Nikkei) via des prises de positions acheteuses sur des produits dérivés à fort effet de levier. Puis celui-ci tentera d’améliorer le résultat de son activité en utilisant les mêmes méthodes. S’en suivi la mise en place d’un véritable système parallèle utilisant manipulations boursières et comptables dans lequel Nick Leeson devait jongler avec les éventuelles pertes qu’il réalisait.
Dans le courant de l’année 1994 et début 1995 le système s’emballa. Le tremblement de terre de Kobé marque la fin du système de Nick Leeson. Les marchés asiatiques ne cessèrent à partir de cette époque de baisser et Nick Leeson dut emprunter de plus en plus de liquidités pour couvrir ses positions (le marché n’allant jamais dans son sens), jusqu’à creuser une perte cumulée de 827 millions de livres sterling, soit deux fois le capital de la banque à la date du 23 février 1995.

Dès que la fraude fut constatée, La Barings fut déclarée en faillite et fut rachetée pour 1 livre sterling symbolique par ING qui s’engagea à couvrir et épurer ses pertes.
Face à cette situation dramatique, Nick Leeson pris la fuite avec son épouse et tenta de rejoindre l’Angleterre, mais fut arrêté en Allemagne au cours des quelques jours qui suivirent. Extradé vers Singapour, il fut condamné à six ans et demi de prison et à 70 000 livres sterling d'amendes. Celui-ci divorce en prison et découvre qu’il est atteint d’un cancer du colon. Il ne demeura incarcéré que 4 ans (jusqu’en 1999).
Parvenant à vaincre son cancer, Nick Leeson s’est réinstallé en Europe, où il est devenu directeur commercial puis président d’un club de football en République d’Irlande (Galway United).
L’histoire se souviendra de lui comme étant le Trader qui mis à genoux la « plus vieille dame d’Angleterre ».

A lire également : Eurex et Euronext.liffe : les places pour négocier les produits dérivés

samedi 28 septembre 2013

Eurex et Euronext.liffe : les places pour négocier les produits dérivés

Eurex (European Exchange), est le leader sur le marché mondial des produits structurés. 
Eurex est le plus grand marché à terme au monde, sur lequel se négocient les produits dérivés (option et futurs), par le nombre de contrats traités (près de 1,3 milliard de contrats  en 2005 et 1,5 milliard de contrats sur 2012). Ce Marché devenu complètement électronique est né en 1998 de la fusion des marchés de Francfort et de Zurich (Deutsche Terminbörse, DTB et de Swiss Options and Financial Futures Exchange, SOFFEX) dans le but de concurrencer le LIFFE qui est le marché à terme de Londres.

Avant de devenir un marché électronique, ce marché était traité à la criée. Le film Rogue Trader qui raconte l’histoire de Nick Leeson et de sa déroute donne une bonne idée de l’ambiance qui pouvait régner dans la criée.
Les produits phares d’Eurex portent sur les futures sur emprunts d'État allemands, qui constituent le marché directeur des taux d'intérêt à moyen et long terme de la zone euro :
  • le contrat sur emprunts à 10 ans ou contrat Bund, avec en moyenne plus de 1,5 million de contrats par jour, soit plus de 150 milliards d'euros de nominal;
  • le contrat sur emprunts d'État à 5 ans ou contrat Bobl, pour lequel sont traités en moyenne plus de 870.000 contrats/jour, soit plus de 87 milliards d'euros de nominal;
  • et enfin le contrat sur emprunts d'État à 2 ans, appelé contrat Schatz, sur lequel se négocie en moyenne 800.000 contrats/jour, soit plus de 80 milliards d'euros de nominal.

Eurex cote également de nombreux produits dérivés sur actions, dont des options et un contrat sur l'indice DJ Euro STOXX 50.

Eurex est organisé avec un carnet d'ordres centralisé, dans lequel toutes les transactions et demandes de prix sont entrées au cours de la journée de négociation.
Les seules transactions d'achat et de vente qui ne passent pas par le carnet d'ordres centralisé sont des opérations OTC ou « Over The Counter » (c'est-à-dire de gré à gré : où le prix est convenu hors bourse par un acheteur et un vendeur puis enregistré à Eurex Clearing AG à la compensation, à des fins de règlement), ainsi que des opérations de compensation et de transactions liées au règlement comme la cession ou la levée d’options et les notifications / allocations des contreparties de positions sur contrats à terme.


Euronext.liffe est quant à elle une Bourse de produits dérivés créée à Londres après la suppression du contrôle des changes au Royaume-Uni. le LIFFE(London International Financial Futures and options Exchange) offrait initialement aux intervenants de marché des outils de gestion du risque de change et de variation des taux d'intérêt libellés dans les principales devises mondiales. Le marché des produits dérivés est en effet un marché d'instruments financiers ayant pour objet la couverture du risque.

En 1992, le LIFFE a d'abord fusionné avec le « London Traded Options Market » (LTOM),qui était le principal marché londonien d'options négociables. Le LIFFE a alors ajouté les options sur actions à sa gamme de produits.
En 1996, le LIFFE fusionne avec la Bourse de dérivés de matières premières, le « London Commodity Exchange » (LCE), et continue d'élargir sa gamme de produits financiers aux produits dérivés portant sur l'échange des matières premières.
En 2002 la plateforme Euronext rachète le LIFFE. Cette opération était devenue nécessaire suite à l'avènement de l'euro. Celui-ci avait en effet conduit à l'unification et à la diminution des taux d'intérêt à court terme entre les pays de zone euro. Or il s’agissait de la principale spécialité du LIFFE dès l'origine. Un regroupement des marchés proposant la couverture des mêmes taux s'avérait logique et nécessaire, l'intégration du LIFFE dans Euronext devenu NYSE-Euronext en 2007 a notamment permis une réduction des coûts de négociation afin de concurrencer Eurex.

Les activités sur les contrats dérivés d'Euronext et du LIFFE ont été regroupés sous l'appellation Euronext.liffe, marché unique centralisé à Londres et ayant par ailleurs absorbé le MATIF (Marché à Terme International de France) qui a été fermé par Euronext Paris.

Les marchés de produits dérivés du LIFFE portent aujourd'hui sur :
  • les taux d'intérêt à court terme (STIRs) ;
  • les obligations ;
  • les swaps ;
  • les actions ;
  • les matières premières.

Le produit-phare du LIFFE est le contrat Euribor 3 mois (European Interbank Offered Rate), taux moyen auquel 41 banques de l'Union Européenne et 8 banques internationales de premier rang se prêtent et s'empruntent des euros pour une période de 3 mois.

A lire également : Le Baltic Dry Index (BDI)

jeudi 26 septembre 2013

Le Baltic Dry Index (BDI)

Le Baltic Dry Index (BDI) est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches (ciment, charbon, acier, métaux, céréales…). Cet indice créé en 1998 est géré par la société britannique Baltic Exchange à Londres. Il est établi sur une moyenne des prix pratiqués (en dollar américain) sur 24 routes mondiales de transport en vrac de matières sèches.

Comme le coût du fret maritime varie avec la quantité de marchandises transportées et que le transport des matériaux de base influence la production et les prix à la production, cet indice est considéré comme un bon indicateur d'une croissance future de la production.
Ainsi si les prix demandés par les sociétés de fret augmentent cela veut dire qu’il y a plus de matières premières de transportées. Et vu que celles-ci sont à la base des produits manufacturés, on peut penser que les sociétés annonceront quelques temps après une hausse de leur production.
Cet indice est donc apparu comme le nouvel oracle des salles de marché depuis qu’il a anticipé de deux mois la chute des prix des matières premières. Mais attention, cet indice n'est pas à prendre seul pour réaliser une étude ou une stratégie de portefeuille. Il convient d'intégrer également d'autres indicateurs.

En l’étudiant, on remarque que les cours du BDI sont extrêmement volatiles, avec un pic en 2007 et début 2008.
Entre juin et novembre 2008, le BDI a dévissé de plus de 90 % à une vitesse record. Alors que la crise se durcissait, le BDI démarrait son rebond en décembre 2008. En quelques mois, il a rebondi de 500 %. Cette reprise était considérée comme le signe du redémarrage du commerce mondial.
Sur les marchés, la reprise s’est manifestée plus tardivement au cours du mois de mars 2009.

On constate également une chute en 2011 ainsi que début 2012 puis une stagnation jusqu’à septembre 2012 (+88% en 24 jours).Cette variation pourrait donc annoncer un redémarrage de l’activité économique mondiale.


Source Bloomberg